CSA-AC du 12 février 2026 – boycotte de la CGT

Vos élu·es CGT ont décidé de boycotter le CSA-AC du 12 février 2026.

 POURQUOI ?

Les élu.es CGT ne peuvent accepter de servir de faire-valoir à une DRH qui, en l’absence de mobilisation des agent·es, joue la montre. Vos élu.es CGT dénoncent la volonté de la Directrice des ressources humaines de ne pas respecter ses obligations les plus élémentaires dans l’organisation du dialogue social. Les élu·es CGT ne réclament pas de cogérer les ressources humaines mais de pouvoir exercer leur mandat selon les règles établies.

La DRH saborde le dialogue social !

 La DRH vient une nouvelle fois de refuser de discuter des propositions de la CGT et la CFDT portant sur la politique de recrutement et d’ouverture des concours dans un contexte décisif de réduction budgétaire bientôt révélée par les ministres.

Elle a refusé de discuter des modalités de mise en œuvre de la priorité de recrutement des fonctionnaires sur les emplois permanents, principe sur lequel la CGT ne transigera pas ! Elle préfère inscrire à l’ordre du jour des points déjà discutés dans les comités sociaux ministériels.

Les élu·es CGT dénoncent aussi la volonté de la Directrice des ressources humaines de faire de la rétention d’information pour ne pas avoir des comptes à rendre sur sa gestion calamiteuse durant ce mandat :

    • Refus de transmettre des informations réglementaires et obligatoires comme « les données sociales »
    • Refus systématique de publication des notes de services organisant la carrière des agent·es
    • Transmission de documents de faible qualité, visiblement non validé, qu’elle n’endosse pas, laissant les intervenant·es se dépêtrer face aux questionnements de la CGT
    • Documents transmis hors délais
    • Absence de réponses aux organisations syndicales sur des situations collectives et individuelles des agent·es
    • Changement constant des dates des réunions
    • Une attitude dilettante qui en dit long sur son implication.

Les élu·es CGT dénoncent les manœuvres dilatoires pour avoir les mains libres ! Notre organisation syndicale fait de « la priorité de recrutement des fonctionnaires sur des emplois permanents » un cheval de bataille, la réactualisation des LGD – Lignes Directrices de Gestion – est sans cesse repoussée, recrutement massif d’agent·es contractuel·les, les chiens aboient, la caravane passe…

La CGT se demande pourquoi certains fonctionnaires inscrits sur les listes d’aptitudes ne sont pas titularisés : Pas de réponse.

Tous les motifs sont bons pour refuser la poursuite d’une négociation collective sur les agent·es contractuel·les ou encore l’application des circulaires interministérielles relatives aux référentiels de salaires des agent·es contractuel·les et notamment celui des métiers du numérique. Dans les faits, c’est à la tête du client, circulez il n’y a rien à voir !

Amnésie organique lorsque la directrice des ressources humaines oublie d’informer les organisations syndicales des réorganisations déjà connues et portées par la ministre de la santé, … les organisations syndicales se pointent devant les ministres pour dénoncer l’absence de dialogue social, « cela passe crème »

L’habitude a été prise par la DRH et les directions de ne pas répondre aux agent·es et aux organisations syndicales, « considérant comme le bon docteur Queuille, qu’il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. ». Mais en attendant, les agent·es sont en insécurité juridique ou n’ont qu’une solution, celle du recours devant le juge administratif qui statuera… quand les cadres de la direction auront migré vers d’autres responsabilités… C’est une pratique désespérante pour des agent·es qui finissent par abandonner la partie et se résignent.

Nous vous rappelons, madame la Directrice des ressources humaines à vos obligations en matière d’information des agent·es « Information des agents publics sur les conditions d’exercice de leurs fonctions | Service Public. Là aussi c’est dans le Code de la Fonction publique et c’est réglementaire !

Les élu·es CGT n’ont pas eu de réponse sur les conséquences réelles de « la simplification des procédures de gestion » qui laissent pourtant plusieurs agent·es désorienté·es sur la date de prise en compte de leur changement d’indice, de grade, le calcul de leur rémunération en congé maladie, la décision réellement prise de leur demande de congé de longue maladie, de leurs remboursements des frais médicaux liés à leur accident du travail.

Les agent·es contractuel·les se voient proposer à la dernière minute le jeu du « stop ou encore » avec des contrats qu’ils doivent signer dans l’heure sous menace de ne pas être payés, des avenants aux revalorisations salariales ridicules qu’ils doivent accepter sous la menace de ne pas percevoir le chômage.

Pour la DRH, toutes ces situations réelles et sérieuses ne constituent pas pour « le dialogue social » des sujets de discussion, elle préfère nous inviter à discuter de la « Réactualisation du comité de déontologie » qui nous l’avouons ne constitue pas une priorité pour la CGT.

Si vos élu·es de la CGT ont largement poussé à l’ouverture de discussions sur la promotion de C en B, il leur est valablement impossible de se prononcer sur la mise en œuvre du plan de pyramidage de C en B, sans l’examen de la ventilation des postes entre liste d’aptitude et examen professionnel. De manière peu sérieuse la DRH se cache derrière les difficultés d’extraction du fameux RENOIRH. La direction des ressources humaines craint-elle d’être dépassée par l’inventivité collective ?

Les élu·es de la CGT demande à la Secrétaire générale des ministères sociaux d’être davantage présente sur la situation des fonctionnaires de la filière administrative qui ont été abandonnés au bon vouloir du guichet unique.  Des négociations ont débuté avec le ministre délégué à la fonction publique sur des sujets qui ont un impact concret sur le tassement des grilles indiciaires, le blocage des carrières, la politique de recrutement…  La CGT a distribué un tract concernant les résultats du CIGeM des attachés de l’administration de l’Etat.

Croyez-vous que la DRH ai pris la balle au bond pour décliner les résultats de cette politique au sein des ministères sociaux ? Aucun intérêt !

Les élu·es CGT se voient désigner auprès des agent·es de la DRH comme des emmerdeurs qui remettent leur travail en cause. Nous savons que les agent·es de la DRH sont en grande difficulté du fait du manque d’effectifs, du manque de reconnaissance, des charges de travail mais aussi de l’absence d’implication de l’encadrement supérieur qui les laisse dans une forte déshérence. Il est tragi -comique de constater que les documents transmis aux représentant·es du personnel ne sont pas relus, il est pitoyable d’observer que l’encadrement supérieur abandonne « son équipe » face aux questionnements des organisations syndicales.

La DRH joue sur le fait que les élu·es usé·es, cessent de défendre les intérêts professionnels des fonctionnaires et des agent·es contractuel·les d’administration centrale.

 Elle a tort.

 

Vos élu·es CGT vous défendent individuellement à chaque fois que vous les sollicitez, soutiennent vos collectifs de travail en lutte, proposent des mesures concrètes et viables d’amélioration de vos conditions de travail, portent à la connaissance de tous et toutes les manquements et les insuffisances de l’Administration !

La CGT des ministères sociaux :

  • Vous accompagne en cas de difficultés,
  • Est disponible pour vous renseigner sur vos droits,
  • Agit au quotidien pour défendre ces droits et continuer d’améliorer vos conditions de travail et de vie.

 

Contactez-nous à cette adresse :  SYNDICAT-CGT-ADM-CENTRALE@sante.gouv.fr
Suivez-nous sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/smast-cgt/

 

 

 


 

Imprimer cet article Télécharger cet article