Lu en CSA du 23 juin 2025
Une autre dégradation du pouvoir d’achat du régime indemnitaire des fonctionnaires de la catégorie A, B et dramatiquement de nos collègues de la catégorie C dans les administrations centrales des ministères sociaux !
La convergence indemnitaire amorcée en 2021 est un processus définitivement clos en ce qui concerne les agents de la filière administrative A et B. Le régime indemnitaire des attachés et des secrétaires administratifs des ministères sociaux a été gelé, sauf augmentation individuelle. L’alignement sur les ministères économiques et financiers ne s’est pas fait, les écarts avec le ministère de l’Ecologie se sont creusés.
L’extinction de la catégorie C par la voie des départs à la retraite est actée. Nos collègues n’ont pas bénéficié de la convergence indemnitaire en raison du plan de transformation de C en B. Ils ne bénéficieront plus de la GIPA. Le plan de transformation de C en B ne sera pas reconduit. Les postes offerts à la promotion en 2026 est divisé par 2 (67 au lieu de 120 soit un taux de promotion 2,5%). La majorité de nos collègues fonctionnaires partiront à la retraite dans leur corps d’origine. Un fonctionnaire de catégorie C devient progressivement un agent précaire de la fonction publique et cela dans l’indifférence totale et cynique !
Un taux de promotion très bas pour le passage de B en A – moins de 50 postes pour l’ensemble des ministères sociaux en 2026 – aggravera le blocage des carrières pour les « classes ex » et « classe sup » du corps des SA. Là aussi beaucoup d’agents sont condamnés à poursuivre la totalité de leur carrière dans le même corps. Pas de mesure générale pour les catégories B en 2025.
La question de l’attractivité des ministères sociaux est traitée en 2025 par l’augmentation du montant pivot du CIA de 100 € pour tous les agents de catégorie A. C’est vraiment prendre les agents pour des imbéciles.
L’administration le sait parfaitement, le processus de convergence indemnitaire s’est traduit par un relèvement des socles de l’IFSE dans le corps des attachés et secrétaires administratifs. Cela a provoqué « un tassement de la grille indemnitaire » au détriment des fonctionnaires situés en dessous de la médiane de leur groupe IFSE. LA CGT avait demandé des mesures permettant de lisser cet effet !
Les corps techniques dont la gestion statutaire est assurée directement par la ministre des affaires sociales ont bénéficié « par rebond » « d’une convergence indemnitaire interne ». L’Administration a mis en œuvre des mécanismes tenant compte de l’ancienneté pour répondre au tassement du barème de l’IFSE en 2023 (inspecteurs du travail, médecins inspecteurs, pharmaciens inspecteurs), en 2024 (métiers de la filière sanitaire) et en 2025 (rapprochement du barème IFSE entre administration centrale et IDF). Mais pas pour les fonctionnaires de la filière administrative exerçant leurs missions en centrale !
Pourquoi la ministre n’a-t-elle pas eu la volonté de faire arbitrer une mesure indemnitaire prioritaire pour nos collèges adjoints administratifs en centrale alors que près d’une trentaine d’emplois fonctionnels ont été créés en 2025 ?
Est-ce que la Ministre laisse tomber les agents de la filière administrative considérant qu’ils sont gérés par le guichet unique de la DGAFP ?
Aucune visibilité sur le pilotage des ressources humaines, mais en 2024 les agents contractuels de catégorie A sont plus nombreux que les attachés d’administration de l’Etat en centrale à exercer leurs missions sur des emplois permanents de la filière administrative. L’administration répond en évoquant l’impossibilité de pourvoir les emplois du fait de la pénurie des arrivés de concours. Dans la filière administrative, c’est faux ! Le PAP 155 indiquait la suppression d’une soixante d’emplois de A « administratif » et la création de A « technique ». Cela veut-il dire qu’il existe un plan de transformation latent visant à faire des ministères sociaux « des ministères techniques » ?
Des négociations se sont ouvertes sur le sort réservé aux agents contractuels après des mobilisations réussies auxquelles participaient des fonctionnaires !
Les élus de la CGT demandent qu’un groupe de travail sur le devenir de la filière administrative dans les administrations centrales soit ouvert dès la rentrée de septembre afin de tordre définitivement le coup aux excès de paranoïa de la CGT « administration centrale ».