Depuis le début des négociations sur l’évolution du corps des attachés d’administration de l’Etat, la CGT participe à la négociation en cours avec la DGAFP. Le bilan 2026 du Conseil supérieur de la Fonction publique met l’accent sur un blocage des carrières.
La Fonction publique y répond par des mesurettes : le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé le 17 mars 2026 en Conseil supérieur de la Fonction Publique de l’État (CSFPE) une série de propositions mais pour la CGT, le compte n’y est pas… !
Le taux de promotion au grade d’attaché principal est fixé à 7 % depuis des années. Ce taux est très faible au vu d’autres corps comparables, 11 % chez les ingénieurs des travaux publics de l’État, 18 % pour les ingénieurs en chef du génie sanitaire, 23 % pour les corps d’enseignants.
La Fonction publique annonce que dès 2027, le taux de promotion pour l’accès à l’attaché principal passera de 7 % à 10 %, ensuite en 2028 à 12 %. Cette évolution est encore largement insuffisante pour répondre aux attentes des agents. La première étape s’est concrétisée dans l’arrêté du 24 mars 2026 fixant les taux de promotion au grade d’attaché principal d’administration du corps interministériel des attachés d’administration de l’État.
Le taux de promotion au grade d’attaché hors classe est actuellement contingenté pour que l’effectif des attachés hors classe ne dépasse pas 10 % de l’effectif du corps. Pour respecter le contingentement, « le taux de promotion » est inférieur à 2 % en 2025 en ce qui concerne les ministères sociaux.
La DGAFP a annoncé la fin du contingentement du 3ème grade au 1er janvier 2027 pour le remplacer par « un véritable taux de promotion » :
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- En 2027, le taux de promotion à la « hors classe » sera de 8 %
- En 2028, le taux de promotion à la « hors classe » passera à 10 %
Elle a annoncé la suppression de la condition d’accès à ce grade lié à l’occupation d’une fonction (GRAF) à partir du 1er janvier 2027.
La DGAFP tire enfin les conséquences du caractère interministériel du corps des attachés d’administration en créant, comme pour les administrateurs de l’État, un collège des attachés qui sera une instance de gouvernance associant les ministères employeurs au niveau de leur secrétaires généraux et la DGAFP. Cette instance aura vocation à réfléchir sur la gestion prévisionnelle du corps, rémunérations avancements.
Pour la CGT, ces annonces ne correspondent pas aux attentes des attaché·es de l’administration de l’État qui exercent leurs missions dans les administrations centrales des ministères sociaux. La CGT fera connaitre ses revendications pour que la secrétaire générale des ministères sociaux puisse les défendre auprès de la DGAFP.
La CGT poursuit sa lutte pour revendiquer la refonte des grilles indiciaires et le principe d’une carrière linéaire pour les attaché·es de l’administration de l’État.
Lire le communiqué de la CGT du 19 janvier 2026