Prise de position : Stop à la répression syndicale à CGI : soutien à nos camarades !

Nous, organisations de la CGT, dénonçons avec force
la démultiplication des violences patronales exercées contre nos camarades du syndicat CGT de CGI*.

La répétition des rappels à l’ordre, sanctions disciplinaires et procédures de licenciement à l’encontre de représentant·es de la CGT à CGI n’a malheureusement rien d’original. CGI s’inscrit dans la dynamique de répression croissante du mouvement syndical que l’on observe en France, et qui a atteint un palier inédit avec les mises en examen successives de la Secrétaire Générale de la CGT.

Les multiples alertes et appels de nos camarades à garantir les libertés syndicales au sein de l’entreprise, tout comme un courrier de l’inspection du travail début 2026, n’ont pas convaincu la direction de CGI de mettre un terme à ces dérives.

Aujourd’hui, quatre camarades sont menacé·es de licenciement, dont la déléguée syndicale centrale CGT.

Cette violence est à la hauteur de l’efficacité de l’action de nos camarades. Dans l’année écoulée, la CGT de CGI a notamment :

    • Infligé une défaite juridique à CGI sur son projet de télétravail imposé
    • Révélé que CGI a supprimé 1,5 emploi par jour en France depuis 2023 pendant qu’Emmanuel Macron donnait la légion d’honneur à son PDG
    • Fait connaître l’écart de rémunération de 32 € par jour entre les femmes et les hommes dans l’entreprise
    • Exposé les graves manquements de CGI en matière de prévention des risques, notamment vis- à-vis des risques psychosociaux, des conditions de travail en clientèle et de la gestion des violences sexistes et sexuelles, ouvrant la voie à la reconnaissance de sa faute inexcusable en justice
    • Mis en lumière les manquements de l’employeur dans l’accident du travail mortel d’une salariée de CGI survenu en 2025 ;
    • Accompagné des salarié·es aux prud’hommes pour contester leur licenciement abusif et les pratiques discriminatoires répétées de CGI en raison de la santé
    • Obligé CGI, en pleine canicule, à laisser les collègues arrêter le travail dès 30° dans les bureaux sans impact sur leur rémunération, et à investir rapidement dans des dispositifs de climatisation.

Nous n’avons pas de difficultés à imaginer ce qui gêne CGI au point de s’en prendre ainsi à la CGT.

Nous ne pouvons pas l’accepter pour autant, et réaffirmons notre engagement collectif à défendre, partout et tout le temps, les intérêts matériels et moraux des travailleurs et des travailleuses. En s’en prenant à l’un ou l’une d’entre nous, c’est à toute la CGT que vous vous attaquez.

 Notre solidarité est d’autant plus légitime que depuis plusieurs années, des agents et des agentes d’administration centrale travaillent régulièrement aux côtés des salarié·es de CGI et partagent parfois les mêmes bureaux. La CGT rappelle que dans un marché public, la clause sociale de lutte contre les discriminations syndicales peut être intégrée comme condition d’exécution du marché.

Les organisations de la CGT exigent l’abandon des 4 procédures de licenciement en cours ou pendantes des camarades CGT de CGI.

 

* CGI (entreprise) — Wikipédia

 


 

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