Face au projet de réorganisation de la Direction DNUM, nous, représentants CGT du personnel à la CLC, organisons une Heure Mensuelle d’Information (HMI) pour échanger collectivement sur les enjeux et les conséquences de cette réorganisation.
Vous trouverez ci-dessous le tract de la CGT ainsi que la déclaration lue le 10 juin lors de l’Assemblée Générale exceptionnelle de la DNum.
Votre participation est essentielle.
📅 Date : 17 juin
🕒 Heure : 11h00 à 12h00
📍 Lieu : Salle Montpellier (HighLine) — La salle étant limitée à 15 personnes
💻 En distanciel : Rejoignez la réunion maintenant
Participer par téléphone : +33 1 78 96 95 47, France,
ID de la conférence téléphonique : 846 443 089#
Tous les agents publics, titulaires comme contractuels, ont le droit d’assister une heure par mois à une réunion organisée par une organisation syndicale représentative. Plusieurs heures mensuelles peuvent être groupées en une seule fois, avec une durée maximale de trois heures.
Ce temps est considéré comme du temps de travail : vous pouvez donc assister à ce type d’échange (réunion d’information, assemblée générale, etc.) même en dehors de vos temps de pause, sans que votre hiérarchie puisse exiger de vous un rattrapage de travail.
Au sein des ministères sociaux, toutes les réunions organisées par la CGT font l’objet de déclarations auprès de la DRH : vous pouvez librement y assister en faisant valoir ce droit.
Pour en savoir plus, consultez les articles R213-40, R213-43 et R215-12 du Code général de la fonction publique.
Tract sur le projet de réorganisation
Déclaration de la CGT lors de l’assemblée générale de la DNUM
Madame la Directrice,
Je m’exprime ici en tant que représentant CGT au sein de la CLC de la DNUM.
Nous savons qu’une direction doit évoluer. Nous comprenons que des contraintes techniques, budgétaires ou humaines peuvent justifier des ajustements.
Ce que nous dénonçons, c’est un changement décidé d’en haut, sans écoute, sans transparence, et sans respect pour les agents.
Vous avez parlé de transparence, de co-construction. Mais dans les faits, les décisions ont été prises dans un cercle restreint. Un petit groupe a défini seul ce que serait le futur organigramme.
Les agents, les équipes, n’ont pas été associés. Leur rôle s’est limité à s’adapter à une solution déjà figée.
Vous avez dit ne pas venir avec une « page blanche ». Mais en réalité, cette page était déjà bien remplie. Et la concertation, dans ces conditions, ressemble davantage à une validation qu’à un véritable échange.
Ce n’est pas une opposition de principe. La précédente réorganisation avait un objectif clair : casser les silos, alléger la hiérarchie. Aujourd’hui, on revient à une organisation plus verticale, plus rigide. Certaines fonctions clés, comme la sécurité des systèmes d’information, se retrouvent reléguées à un rôle secondaire. Pourquoi ce retour en arrière ? Où est la cohérence ?
Beaucoup de managers sont restés silencieux. Non pas par adhésion, mais parce qu’ils ont compris que tout était déjà décidé. Ils essaient aujourd’hui de limiter les impacts sur leurs équipes. Mais ils regrettent, comme nous, de ne pas avoir été associés en amont.
Vous parlez d’une organisation centrée sur l’utilisateur. Mais a-t-on vraiment consulté les utilisateurs ? A-t-on mené des enquêtes, observé le quotidien des agents, recueilli leurs besoins ? Non. Ce que nous voyons, c’est une approche descendante, construite sans lien direct avec le terrain.
Le dialogue social, lui aussi, est mis de côté. Deux semaines avant l’annonce officielle, rien n’avait été partagé, alors qu’une réunion de la CLC avait eu lieu. Ce silence interroge sur le respect de cette instance. La CLC n’est pas là pour simplement enregistrer des décisions. Elle est un lieu d’échange, de débat, de réflexion collective.
Enfin, cette urgence dans le calendrier : Des réunions ajoutées au dernier moment, des ordres du jour modifiés à la volée… Tout cela contribue à créer un climat anxiogène, qui pèse sur les équipes.
Contrairement à vous, nous ne prétendons pas parler au nom de tous les agents. Mais nous les écoutons. Et ce qu’ils nous disent, c’est leur incompréhension, leur fatigue, et parfois leur souffrance face à cette réorganisation.
C’est pourquoi nous organiserons une Assemblée Générale dans les prochains jours. Pour leur donner la parole. Pour construire ensemble une position collective, et décider des suites à donner.
À la CGT, ce sont les agents qui comptent. Ceux qui font vivre la DNUM chaque jour. Ceux pour qui nous devons préserver un service public efficace, humain, et respectueux.