Négociation : L’égalité réelle entre les femmes et les hommes

L’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu démocratique, mais aussi économique, qui ne peut plus attendre !

Une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est actuellement en cours dans les ministères sociaux pour la période 2026‑2028. Cette négociation s’inscrit dans un nouveau cycle de négociations interministérielles proposé aux organisations syndicales et aux employeurs publics. Les travaux menés en interministériel, ont abouti à la signature le 6 novembre 2025 d’un accord de méthode. Cette signature a marqué l’ouverture officielle d’un cycle de négociations en faveur de l’égalité professionnelle appelé à permettre de nouvelles avancées concrètes pour les femmes et les hommes dans les trois versants de la fonction publique.

En tant qu’organisation syndicale représentative des ministères sociaux, la CGT y participe dans la volonté de transformer les principes affichés en droits concrets, utiles à toutes et tous, au quotidien.

Bien que depuis plusieurs années l’employeur public soit légalement tenu de promouvoir l’égalité professionnelle, les inégalités persistent : écarts de rémunération liés aux primes et aux parcours, freins à l’accès des femmes aux postes à responsabilité, difficultés d’articulation entre vie professionnelle et personnelle, violences sexistes et sexuelles encore trop insuffisamment prévenues et sanctionnées, prise en compte partielle de la santé des femmes au travail.

La négociation 2026‑2028 doit donc aller plus loin et renforcer l’effectivité des droits :

    • Des parcours professionnels réellement égalitaires, la progression de carrière, les promotions, l’accès à l’encadrement supérieur doivent être débarrassés des biais encore trop souvent défavorables aux femmes ;
    • L’égalité salariale réelle, les écarts ne se situent pas seulement sur le traitement indiciaire, mais aussi sur les primes, l’IFSE, le CI/ CIA, les fonctions ou les filières “valorisées”. C’est un enjeu central de la négociation ;
    • Une meilleure articulation des temps de vie, télétravail, temps partiel, temps incomplet, congés parentaux, organisation du travail : l’égalité passe par des droits effectifs, sans pénalisation de carrière ;
    • Une tolérance zéro face aux violences sexistes et sexuelles, les dispositifs de signalement doivent être accessibles, protecteurs, suivis d’effets, avec de véritables garanties pour les victimes et les témoins ;
    • La reconnaissance de la santé des femmes au travail, grossesse, pathologies spécifiques, charge mentale : ces réalités doivent être intégrées aux politiques de ressources humaines, sans stigmatisation ni perte de droits.

Concrètement, la CGT défend un accord opposable, suivi et évalué, des engagements chiffrés, avec des indicateurs clairs, un rôle renforcé des représentant·es du personnel dans le suivi de l’accord, des mesures qui bénéficient à l’ensemble des agent·es, femmes et hommes, car l’égalité améliore les conditions de travail de toutes et tous.

Déclaration préalable des représentant.es CGT du 7 mai 2026

 

 


 

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